LE MIROIR Stories/Histoires

Le Miroir is published by the Municipality of Tadoussac, and they have asked for some photos and stories that illustrate the fascinating history of Tadoussac. As they come out they will be posted on this page in both languages!

Le Miroir est publié par la Municipalité de Tadoussac et a demandé des photos et des histoires qui illustrent l'histoire fascinante de Tadoussac. À leur arrivée, ils seront affichés sur cette page dans les deux langues!

UN PETIT PEIGNE CHEZ CID! 

Text from the book "Tides of Tadoussac"  By R Lewis Evans

Can you identify the people in this photo? In front of the door, Beth Dewart, Maggie Reilley, Geoff Izard, and at the right end MARIE CID

POUVEZ-VOUS NOUS AIDER À IDENTIFIER LES PERSONNES SUR CETTE PHOTOS? À NOTER QUE MARIE CID SE TROUVE À L’EXTRÊME DROITE SUR LA PHOTO. 

We all know La Boheme in the middle of Tadoussac but some of us remember it fondly as the Marchand General du Pierre Cid. Pierre Cid was a Syrian who immigrated to Canada and settled in Tadoussac and after his death, three of his children, Joe, Marie, and Alexandrine ran the store right into their old age, living in the back of the building. 

Joe was a delightful man and ran the place. Marie, suffering from Parkinson's Disease, was small and shook constantly, but she was lovely to everyone, knew the price of everything in the store and could add in the tax in seconds. Alexandrine was quite the opposite. Not a believer in the idea that “the customer is always right,” she did not suffer fools gladly.

Back in the days that the Canada Steamship Lines owned the Hotel Tadoussac the President of CSL came to stay at the hotel. The hotel staff were terrified. Criticism from the great man could cost them their jobs and they worked very hard to make sure everything was perfect. During his stay he decided to go play golf, and on his way there stopped his flashy big Cadillac outside the Marchand General. In he proudly walked in his canary yellow golfing outfit like a little Napoleon, looked at Alexandrine sternly, and said, “Je veux une peigne.” 

She made some grunt that sounded like a seal, shuffled off in her bedroom slippers into the gloom at the back of the store and returned with a used ice-cream bucket full of combs. He looked through them and said, “They're not very big, are they?” She looked him in the eye and replied in a voice that could be heard throughout the store, “Big enough for you. You don't have much hair anyway!”

Tout le monde connait Le Café Bohème situé au coeur de Tadoussac, mais certains d’entre- nous s’en rappellent encore comme du Marchand Général Pierre Cid. Pierre Cid était un Syrien ayant immigré au Canada et qui s’était établi à Tadoussac. Après sa mort, trois de ses enfants, Joe, Marie et Alexandrine, ont pris la relève de la petite entreprise familiale jusqu’à leurs vieux jours, vivant dans la partie arrière du bâtiment.

Joe était un homme charmant et était celui en charge du magasin. Marie, atteinte de la maladie de Parkinson, était petite et souffrait de tremblements constants. Elle était aimable avec tout le monde, connaissait les prix de tout ce qui se vendait en magasin et pouvait faire le calcul des taxes en quelques secondes seulement. Alexandrine était tout le contraire. N’adhérant pas à l’adage populaire voulant que le client aie toujours raison, elle n’avait que faire des imbéciles.

Du temps où la Canada Steamship Lines était propriétaire de l’Hôtel Tadoussac, le président de la compagnie vint résider à l’Hôtel. Le personnel en était terrifié. Une mauvaise critique du grand patron pourrait leur coûter leur emploi et ils travaillèrent donc très fort afin de s’assurer que tout soit parfait. Lors de son séjour, monsieur le Président décida d’aller jouer au golf et en route, arrêta sa rutilante Cadillac devant le Marchand Général. Vêtu d’un habit de golf jaune canari, il entra dans le magasin d’un pas fier tel un petit Napoléon, adressa un regard sévère à Alexandrine et dit: « Je veux un peigne! ».

Elle émit un petit grognement semblable à celui d’un phoque, trottina, pantoufles aux pieds, dans la pénombre de l’arrière-boutique et revint quelques instants plus tard avec un vieux pot de crème glacée rempli de peignes. Le Président y jeta un oeil et dit: «Ils ne sont pas très gros vos peignes.» Alexandrine le regarda droit dans les yeux et lui répondit d’une voix suffisamment forte pour être entendue à travers tout le magasin : «Ils sont bien assez gros pour vous. De toute façon, ce n’est pas comme si vous aviez beaucoup de cheveux !»

Pierre Cid?